Eglise romane de Tohogne

 - pêle-mêle

 (la statuaire)

 

pêle-mêle (la statuaire).

Christ du calvaire

Christ du calvaire (voir chap. Les nefs > Le calvaire) – Chêne, 206 cm, école mosane (maître liégeois ?), vers 1320-1325 ( ?).

Ce Christ, majestueux et saisissant, visiblement restauré, n’est pas du même maître que les deux autres statues composant le calvaire et leur est sans doute postérieur

 

Ange musicien

Ange musicien (voir chap. Les nefs > La chaire à prêcher) – Chêne, second quart du XVIIIe siècle, œuvre de Jean-François Scholtus (?).

Au-dessus de la chaire à prêcher, on découvre un dais de belle composition. A son sommet se dresse un ange, ailes et bras déployés, soufflant dans une trompette.

 

Œuvres situées dans les deux absidioles :

 

La Charité de saint Martin ou saint Martin équestre

La Charité de saint Martin ou saint Martin équestre (voir chap. Expo Visages > Retrouvailles saint Martin) – Chêne, 90 cm, école mosane, vers 1520-30.

 Le groupe de la Charité de saint Martin montre le saint à cheval, en tant que légionnaire, portant armure, découpant son manteau pour en offrir un pan à un mendiant estropié. C’est sans conteste l’emblème de l’église et de loin la plus belle et la plus précieuse statue..

 

La Charité de saint Martin

La Charité de saint Martin – Arrière de la statue.

 

Tête de Christ (voir chap. Expo Visages > Visages) 15 cm, reste de polychromie et de surpeints, école mosane, fin du XVIe siècle.

Cette ronde bosse (retrouvée dans l’église de Houmart) provient d’un Christ en croix.

 

Christ

Christ, bois polychrome (surpeint), 40 cm, atelier du Maître de Waha (ou de Lesve), vers 1530-1540.

Malgré les surpeints, on distingue bien la couronne d’épines, le type de la chevelure et du perizonium à mettre en relation avec le maître de Waha ou de Lesve.

 

Saint Roch de Montpellier

Saint Roch de Montpellier, bois, reste de polychromie, 45 cm, école mosane, sculpteur régional, vers 1600.

Le style fluide du drapé aux nombreux plissés et le type de visage sont caractéristiques de la Renaissance mosane. L’exécution est naïve mais combien attachante !

 

Saint Eloi de Noyon

Saint Eloi de Noyon, chêne, restes de polychromie, 44 cm, école mosane, sculpteur régional, vers 1520-30.

Le saint évêque est identifiable grâce à l’attribut du marteau. La sculpture (gothique tardif) montre un apaisement formel se traduisant par de grands pans simplifiés qu’animent quelques plis.

 

Saint Sébastien

Saint Sébastien, chêne peint, 69 cm, école luxembourgeoise, vers 1730.

La dynamique du baroque est telle que le saint martyr, tout en étant lié à un arbre, arrive à gesticuler davantage pour la forme qu’à cause des flèches reçues. Il trôna sans doute sur l’ancien autel du bénéfice seigneurial de Saint-Sébastien fondé en 1515.

 

Saint Joseph à l’enfant

Saint Joseph à l’enfant, tilleul décapé, 75 cm, école liégeoise, 1720-40 ( ?).

Saint Joseph porte l’enfant sur le bras droit. La sculpture se rattache, certes, au baroque liégeois, mais illustre une phase d’apaisement.

 

Ange gardien

Ange gardien, bois peint, 150 cm, école mosane, sculpteur liégeois de l’école de Del Cour, 1707.

Le groupe montre une des nombreuses représentations de ce thème. Poses, gestes, attitudes et draperies montrent que l’œuvre se rattache au baroque liégeois ; elle n’a néanmoins plus le lyrisme de l’illustre maître précité.

 

Sainte Barbe

Sainte Barbe, bois peint, 91 cm, école luxembourgeoise, vers 1730.

La sainte est identifiable grâce à la tour placée à son côté et dont les murailles sont percées de trois fenêtres, allusion à la séquestration studieuse ayant permis à la sainte de découvrir le mystère de la Sainte Trinité. Peut-être même sculpteur que saint Sébastien.

 

Saint Pierre apôtre

Saint Pierre apôtre, bois, restes de polychromie, 73,5 cm, école liégeoise, milieu XVIIIe siècle ( ?).

La parenté que présente cette statue avec celle de saint Joseph est telle qu’aucun doute n’est permis quant à l’attribution au même sculpteur liégeois qui s’écarte de la conception du baroque chère à Jean Del Cour et à son atelier. Il provient sans doute de l’ancien autel du bénéfice du même titre.

 

Œuvres situées dans le chœur:

 

Vierge à l’enfant

Vierge à l’enfant (voir chap. Le chœur > Le maître-autel et le retable) – Bois peint, 170 cm, école mosane, vers 1740-50, attribuée à Renier Panhay de Rendeux.

Dans une attitude aussi mouvementée que l’est la draperie, la Vierge porte l’enfant gesticulant à mi-corps et latéralement. Elle est de style3/01/08nt tire à sa fin car l’emphase est mesurée.

 

Saint Martin de Tours (voir chap. Le ch&oeli3/01/08sh; Bois peint, 200 cm, école liégeoise vers 1740-50. Même sculpteur que la Vierge à l’Enfant lui faisant pendant.

 

Ange adorateur

Ange adorateur (voir chap. Le chœur > Le maître-autel et le retable) - Bois peint, 84 cm, côté droit, situé au niveau de l’expositorium. Faisant pendant à celui de gauche.

A l’origine, les deux anges adorateurs étaient sans doute placés à proximité directe du tabernacle comme pour inviter les fidèles à la prière.

 

Ange « d’accueil »

Ange « d’accueil »

Perché au-dessus du retable (côté gauche), les ailes déployées, il amène ostensiblement le regard vers le sommet du retable où un triangle symbolise la Sainte Trinité. Il a son pendant côté droit. D’humeur affable, il accueille en quelque sorte dans la joie les visiteurs du lieu saint.

 

Dans les absidioles gauche et droite, on peut également admirer : Un calice (1759-1760) en argent, partiellement doré – Une burette et un plateau en étain du XVIIIe siècle – Un vase reliquaire naguère scellée dans le maître-autel – De la céramique médiévale (2 cruches et 3 vases) découverte en 1970 lors des fouilles réalisées dans le périmètre de l’église et appartenant à la production d’Andenne (13e/14e s.) – Un ostensoir-soleil (1711) en argent et en laiton doré de style baroque –  Un Christ janséniste d’origine liégeoise (1850).

 

Œuvres dérobées:

 

Aigle de lutrin

Aigle de lutrin

Jusqu’en mai 1970, l’église de Tohogne pouvait encore montrer deux lutrins en bois sculpté datant de la fin du XVIIe – début du XVIIIe siècles. Les deux aigles ont excité la convoitise d’un visiteur qui les a volés. Les trépieds sont restés.

 

Sainte Anne trinitaire

Sainte Anne trinitaire, bois, restes de polychromie, 61 cm, atelier régional (luxembourgeois ?), vers 1520-30.

Sainte Anne porte sur le bras droit la Vierge couronnée qui, des deux mains, retient son enfant nu saisissant la grappe de raisins que lui présente sainte Anne. Cette œuvre moyenâgeuse (ainsi que la suivante) a été dérobée le 28 octobre 1994. Des individus peu scrupuleux emportèrent également la Charité de saint Martin (heureusement retrouvée), un ostensoir-soleil (lui aussi récupéré) et quatre chandeliers en bronze de style Louis XIV.

 

Saint Nicolas de Myre

Saint Nicolas de Myre, chêne, restes de polychromie, 61, 5 cm, école mosane, sculpteur régional, vers 1520-30.

En plus des trois enfants ressuscités dont l’un enjambe déjà le saloir où un boucher les avait mis après les avoir dépecés, saint Nicolas est accompagné de trois jeunes filles, les pucelles qu’il sauva du déshonneur en les dotant pour qu’elles puissent se marier. Cette œuvre unique a également été dérobée et l’on espère encore et toujours les récupérer. Des indices donnent à penser qu’elles auraient été vendues en Italie.

C’est au grand talent de M. William Livermore de Morville que l’on doit les reproductions en terre cuite des deux statues précitées. Un tout grand merci à lui qui, spontanément et bénévolement, a offert ses services pour ce travail réalisé sur base d’anciennes photographies.

 

Angelot musicien

Angelot musicien, ± 60 cm.

Le 18 novembre 1997, le vol de deux angelots musiciens couronnant l’abat voix de la chaire à prêcher fut constaté. Même s’ils ne correspondaient pas au canon du plus pur esthétisme, il n’en reste pas moins vrai que cet acte inqualifiable ampute la chaire de vérité de deux éléments irremplaçables. A ce jour, il n’y a pas eu la moindre piste pour espérer rentrer en possession de ces deux angelots exhibant une trompette.

 

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EditRegion5 3/01/08