Eglise romane de Tohogne

 - Historique

 (l'ancienne aire paroissiale)

 

Historique (L'ancienne aire paroissiale).

L’église de Wéris, fille aînée de Tohogne.

L’église de Wéris, fille aînée de Tohogne.

La fille aînée de Tohogne est Wéris. Cette remarquable église romane est un véritable témoin de l’ancienneté et de l’importance de cette paroisse. A quand remonte la séparation ? Probablement dans le courant du VIIIe siècle, car à la fin de celui-ci a commencé l’organisation des « conciles » (doyennés). Nous relevions du Concile d’Ouffet. On peut avancer qu’à elles deux, Tohogne et Wéris ont approximativement couvert, tout un temps, l’espace-noyau du futur comté de Durbuy.

Wéris engendra à son tour de nouvelles chapelles et églises paroissiales. Il est probable que Heyd, ancienne église d’avant 1497, en a été démembrée. Fisenne semble avoir relevé primitivement de Wéris.

Erezée et son église. – La Terre de Durbuy était composée de 4 bans ayant pour chefs-lieux : Barvaux, Wéris, Erezée (dite La Sarte) et Grandmenil.

Erezée et son église. – La Terre de Durbuy était composée de 4 bans ayant pour chefs-lieux : Barvaux, Wéris, Erezée (dite La Sarte) et Grandmenil.

A partir du XIIIe siècle, on essarta beaucoup, à l’est de Wéris, du côté d’Erezée. Erezée avait une chapelle au XVe siècle. Elle fut érigée en église paroissiale, en 1588. Quant au village de Mormont, il y avait une chapelle à Laforge en 1580 ; le recteur y était nommé par le curé de Wéris qui en avait le droit de collation. Grandmenil rentrait-elle dans la mouvance de Wéris ?

« Dignité et maternité de l’église de Tohogne » (registre paroissial du village).

« Dignité et maternité de l’église de Tohogne » (registre paroissial du village).

Le curé Léonard Poncin de Tohogne a rédigé une page quasi lyrique sur le caractère considérable de son église mère : « Dignité et maternité de l’église de Tohogne – L’église de Tohogne est très ancienne, elle a été des plus considérables de ces pays ; elle a l’honneur d’être la mère de plusieurs autres églises, ses filles : la cure de Grandmesnile, celle de Wérice, celle d’Erezé, celles de Durbuy et de Barvaux sont sorties de son sein, elles sont toutes ses filles, et elles doivent la regarder et la respecter comme leur mère. Mais hélas la pauvre mère, il paroit qu’elle n’a produit de filles, que pour en être méprisée, elles ne la regardent plus, et ne luy portent pas plus de respect qu’à la plus étrangère ; ceux qui les ont épousées, ont peine à accorder les marques d’honneur à celuy qui a épousé leur mère ; ils s’estiment quasi autant que luy, et l’on penseroit, qui ferment les yeux pour ne pas reconnoitre la qualité de celuy qui est l’époux de leur mère, o dereglement, o bouleversement de la nature : sed qui est maior, serviat minori. » (que celui qui est le plus grand serve le plus petit) (Registrum novum, p. 134)

Plus près de Tohogne, le jeu des filiations est plus clair. Borlon, chapelle en 1497, est encore dépendante de Tohogne en 1558. Elle devient paroisse avant 1608.

« Le chemin des morts » qu’empruntaient il y a bien des siècles les convois funèbres pour venir enterrer à Tohogne les défunts provenant de villages éloignés (par ex. Harre).

« Le chemin des morts » qu’empruntaient il y a bien des siècles les convois funèbres pour venir enterrer à Tohogne les défunts provenant de villages éloignés (par ex. Harre).

Bomal, avec Herbet et Boclinville (disparu) est paroisse très tôt, en 1184 en tous cas. Ce serait aussi une ancienne fille de Tohogne. On venait avec les morts par « li Vôye dès Mwèrts » (raccourci de Bomal vers Tohogne).

Durbuy relève directement de Tohogne, jusqu’en 1611. A ce moment, Palange et sa dîme, jusqu’alors dépendant de Tohogne, furent attribués à Durbuy.

Ancienne carte postale de Barvaux s/O. (l’église et le pont), 1904, Nels éd.

Ancienne carte postale de Barvaux s/O. (l’église et le pont), 1904, Nels éd.

Barvaux possédait depuis longtemps une chapelle pour desservir en même temps Bohon, Humin et Rosée (ces deux villages aujourd’hui disparus) au nom du curé de Tohogne. En 1611, Barvaux fut érigé en vicariat perpétuel.

Chapelle castrale de Verlaine (ancienne photographie de l’IRPA).

Chapelle castrale de Verlaine (ancienne photographie de l’IRPA).

Verlaine s/O. relève, de tout temps, de Tohogne. Une chapelle y existe avant 1591. C’est seulement en 1843 que l’église devint succursale indépendante. Quant à Houmart, sa première chapelle est de 1850. Elle fut chapellenie de Tohogne en 1856 et ensuite succursale en 1872. La chapelle du site admirable de Warre fut construite en 1888 par Michel Côme, esprit mystique.

Comme on le voit, la maternité de l’église de Tohogne est féconde et immense. La plus proche paroisse qui ait eu semblable aire paroissiale est Xhignesse.

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EditRegion5 26/05/07