Eglise romane de Tohogne

-Aux environs

 (L'ancienne cure,le presbytère)

 

La cure (ancienne maison pastorale)

et le presbytère (ancienne maison du chapelain)  de Tohogne

 

Avant-propos -  Les renseignements qui suivent ont essentiellement été collectés par M. l’Abbé Robert Seron et répertoriés sur de petites fiches (elles-mêmes confectionnées grâce aux registres paroissiaux dont les références sont mentionnées dans les textes qui suivent) conservées au presbytère de Tohogne. Chose importante à savoir : l’ancienne maison du chapelain devint le presbytère actuel après la Révolution française, la cure (ancienne ferme Gilbert Hubin) ayant été vendue à des particuliers.

En 1568, le jour du Jeudi-Saint, Guillaume d’Orange entrait à Ouffet avec une troupe d’hommes en armes. Ceux-ci pillèrent le village. Quelques jours plus tard, l’église de Tohogne et ses abords subirent sans doute le même sort.

A l’arrivée du curé Poncin à Tohogne, en 1727, il y avait encore des paroissiens qui, ayant appris tout cela « de la tradition de leurs pères », racontaient qu’autrefois l’église de Tohogne était des plus riche en ornements, qu’elle avait été entièrement pillée, qu’il y avait eu des tréfonciers curés, que la maison pastorale avait été brûlée. Le curé Poncin, grâce à ces renseignements, supposait que beaucoup d’anciens écrits et registres avaient disparus au cours d’un incendie (R.N. p. 258). De fait, les archives de la cure de Tohogne ne remontent pas au-delà de 1598, du temps du curé Henry de Bohon (1593-1611). En 1590, son prédécesseur immédiat (dont le nom nous est inconnu) dut vendre une rente paroissiale (33 florins de Brabant) pour racheter un ciboire. En 1598, le curé Henry de Bohon eut bien de la peine à reconstituer la liste des rentes paroissiales. (R.N. pp. 165-182)

Curé Guillaume Duchesne (1665-1697)Travaux à la maison pastorale

L’église de Tohogne avec, à l’avant-plan, le large pignon « est » de la cure avec ses traces bien apparentes de transformations. Tout en avant : vestiges d’anciennes annexes.

L’église de Tohogne avec, à l’avant-plan, le large pignon « est » de la cure avec ses traces bien apparentes de transformations. Tout en avant : vestiges d’anciennes annexes.

Reconstruction des étables et de la grange en 1666. A la visite de l’official le 5 mai 1664, il avait été constaté que les étables, la grange et le fournil étaient complètement ruineux et devaient être reconstruit à neuf. Décision de l’official le 19 juin 1664. La grange et les étables ont été rebâtis « a novo » et « a fundamentis » par les paroissiens, suite à l’accord passé entre les paroissiens et le curé Duchesne, le 7 février 1666, « immédiatement après la messe paroissiale ». L’entrepreneur mandé à cet effet, pour la réédification, Jean Beaujean, résidant à Sy, charpentier de son art, accepte le travail pour la somme de 30 patacons, à condition que les paroissiens lui livrent les bois requis audit lieu de Tohogne. (R.N. p. 112) – Le travail a été effectué en 1676. (R.N. p. 113)

L’ancienne maison pastorale, dite « la cure », fut bâtie du temps du curé Guillaume Duchesne vers 1675. Ici, en 1975, elle était toujours à usage de ferme.

L’ancienne maison pastorale, dite « la cure », fut bâtie du temps du curé Guillaume Duchesne vers 1675. Ici, en 1975, elle était toujours à usage de ferme.

Rétablissement de la maison pastorale – 1675. A la visite de l’official, il avait été constaté que les quatre seuils principaux extérieurs de la maison pastorale étaient défectueux et pourris ; que les deux haut vollés (pignons), notamment celui de l’église, étaient de nulle valeur et nécessairement à rétablir. Le dehors de la cheminée doit être réparé. Le dedans de la maison est moyennement bon. L’official décida que les quatre seuils extérieurs et les « hauts vollés » seraient rétablis par les paroissiens, que la cheminée serait réparée par le pasteur.

A la cure, au-dessus de la cheminée du rez-de-chaussée, on distinguait encore en 1975 de curieux motifs stylisés entourant une petite cavité. Peut-être servît-elle d’expositorium pendant la sombre période de la Révolution française.

A la cure, au-dessus de la cheminée du rez-de-chaussée, on distinguait encore en 1975 de curieux motifs stylisés entourant une petite cavité. Peut-être servît-elle d’expositorium pendant la sombre période de la Révolution française.

Il y eut procès à ce sujet entre le curé et les paroissiens à Luxembourg. Enfin, le 25 mars 1675, survint un accord entre le curé Duchesne et les représentants des manants de Verlaine, Houmar, Tohogne et Warre, par devant la Haute Cour de Durbuy. Le fournil existant à l’arrivée du curé fut transformé en maison pastorale. On rétablira un autre fournil avec étable de porcs et poulailler. (Cf pour autres détails R.N. pp. 113-115) (1) L’enregistrement de l’acte en question fut fait le 25 juin 1675. Les portails (entrées de la maison), les croisées et châssis des fenêtres en pierres taillées, les verrières, les jambes de cheminée seront aux dépens du curé. De même aussi que les was pour la couverture du bâtiment qui se fera. Deux tailles furent levées pour le paiement des réparations. Les pleins ménages à chacune devaient donner 24 sous ; les femmes veuves 12 sous. Comptes rendus à Durbuy le 10 mars 1676. (R.N. pp. 115-116)

Curé Antoine Bourdon (1699-1727)

Après accord avec les principaux manants (le 3 mars 1700), le curé Bourdon fit élever la cuisine « à proportion de la chambre ». (R.N. p. 116)

En 1700, achevé la maison du chapelain qui avait été commencée sous feu Mre Duchesne. Après l’ouvrage fait et bien en bon estat, les communs paroissiens assemblés déclarèrent à Sire Hubert Hubin pour lors chapellain marguelier de Tohogne qu’il n’avait qu’à la bien entretenir à l’advenir, ce qu’il at accepté et exécuté pour le tems de sa résidence. Mre Jean Gaillard, présentement pasteur de Beef, lui at succédé et a toujours entretenu la dite maison et même augmenté l’estable contigu à la dite maison at esté baty par sire Hubert présentement pasteur de Vyen en Condroz. A. Bourdon, curé à Tohogne. (Reg. Bourdon, verso p. 25 – voir aussi R.N. p. 108)

L’an 1701, j’ai fait achever la maison du chapelain n’ayant que les simples murailles élevées. (Reg. Bourdon recto p. III)

De nouveau, le pignon « est » de la cure et ses anciens bâtiments fermiers. Le potager de la maison pastorale était sans doute situé derrière le bâtiment, côté sud.

De nouveau, le pignon « est » de la cure et ses anciens bâtiments fermiers. Le potager de la maison pastorale était sans doute situé derrière le bâtiment, côté sud.

Maison pastorale (jardin) – Le jardin pastoral est agrandi par le cortil Tonar cédé par les Loncin. (R.N. pp. 126-133) Le cortil Tonar, jardin et assise, joindant du septentrion à la cemetière et au jardin pastoral et de midy au chemin royal, possédé par les Loncin par héritage est cédé au curé de Tohogne et à ses successeurs, pour extinction d’une rente annuelle d’un muid d’épautre (7 stiers + 1 stier). Acte de cession du 1/2/1710. Approbation par la Haute Cour de Durbuy le 10/1/1711. (R.N. p. 127) : On l’annexera au jardin de la cure qui est de petite étendue. (R.N. pp. 66 et 133) : Le curé Bourdon fonde sur ce cortil Tonar son anniversaire en septembre (le 30) et celui de son frère Pierre Bourdon, jadis chanoine de Tongres, en octobre. (R.N. p. 66) : Le curé Bourdon a amélioré ce cortil Tonar en y faisant mener de la terre, en l’entourant d’une haie vive et en y faisant planter quantité de jeunes arbres.

Presbytère – Cession par les communs paroissiens d’un terrain à joindre au jardin de la maison pastorale entre la drêve plantée dans le cimetière par le curé Bourdon en 1701, à l’angle de la maison pastorale. Aussi loin que la drêve s’étend à condition qu’il sera obligé d’entretenir une haie qui serve de muraille au cimetière de ce côté-là. (Reg. Bourdon, verso p. 24 – 24 mars 1718)

Curé Léonard Poncin (1727-1762)

Le curé Poncin, dans sa liste des curés, dit à propos du curé Duchesne qu’à son arrivée dans la paroisse, il n’y avait pas de maison pastorale, le curé faisant sa demeure dans le lieu où le four est présentement. (R.N. p. 260)

L’ancienne cure ou maison pastorale. A présent maison d’habitation, elle est située dans une petite cour privée

L’ancienne cure ou maison pastorale. A présent maison d’habitation, elle est située dans une petite cour privée.

Bâtiments pastoraux (travaux) – 1728 – Réparation d’une fente dans la muraille de la maison pastorale aux frais des paroissiens – Réparations après son arrivée – Le curé Bourdon ayant été assez négligeant dans l’entretien des bâtiments pastoraux, Mlle Martine Goffar, sa nièce et héritière mobiliaire, fit procéder à des réparations à la maison pastorale, à la bergerie, à l’étable des porcs, à la grange et aux « étableries » du côté du septentrion. Le curé Poncin est intervenu dans les frais et dans d’autres qu’il a payé lui-même – « Lorsque Mlle Martine Goffar a fait faire les susdittes réparations, les paroissiens ont charrié à leurs frais les pierres et les terres et ils ont même été chercher à cet effet quatre charies de bois, tant pour les seuilles que pour les astèges, dans le bois du Païs, ce qui a coûté quatre escus à la comunauté. (R.N. pp. 117 et 118)

Le jardin du chapelain était situé derrière la grange pastorale. Le curé Poncin accorde à Gilles Dubois, prêtre et bénéficier à Tohogne, de mettre une porte à son jardin derrière la grange et ainsi un passage, et ceci jusqu’à sa mort. Ensuite, on refera une haie parce qu’il n’a pas le droit d’y avoir un passage. (Reg. Boudon, verso p. 125bis – 2 mai 1739)

Curés Charles Xhignesse et Charles Aldringen : rien à signaler.

Curé Jean-Pierre Dehé (1786-1793)

Cure (maison pastorale) – « J’ai fait une muraille à ma grange le long du chemin, raccomodé toutes parois qui « alongent » (= longent) le verger, la veuve Arnold, un fourny, à mes frais = 35 écus, 17 sous et 2 liards. (R.N. p. 184)

Curé Dominique Simon (1793-1828)

Biens de la cure de Tohogne (Rév. Française) – 12 mars 1798 - Le 22 ventose de l’an 10, on a procédé à Durbuy, en adjudication, à l’extinction des feux et à l’enchère, à la location des biens presbytéraux. Durée du bail : 3-6-9 au choix. La maison et biens de la cure de Tohogne mise à prix à la somme de 50 F et après l’extinction de trois feux, ont été adjugés au citoyen Charles Degisves, pour la somme de 140 livres, sous la caution de Léonard Ninanne (suppression des cures non desservies par des prêtres sermentés). Domaine (6) Arch. Etat, Namur. Rens. fournis par M. Jean Dehon (17/3/46) qui les a trouvés en cherchant pour Pailhe.

Presbytère actuel – Il semble bien que le presbytère actuel soit la maison du chapelain, dont il est question dans le registre HP 1 p. 24-25 « Mémoire touchant la maison du chapellain ». – C’est probablement dans cette maison que le curé Simon, chassé de sa maison pastorale en juillet 1798, rentra en 1804 après avoir vécu dans la clandestinité et passé notamment presque six ans dans la maison seigneuriale à Verlaine. « J’écris ces lignes, dit-il, en 1804, dans une baraque à Tohogne, la maison pastorale ne m’ayant pas été rendue. »

Curé Charles Kneip (1828-1848)

Essai de reconstitution de l’ancienne maison du chapelain (vue de l'ouest). La disposition des portes et fenêtres de la façade nord a été imaginée.

Essai de reconstitution de l’ancienne maison du chapelain (vue de l'ouest). La disposition des portes et fenêtres de la façade nord a été imaginée.

Essai de reconstitution de l’ancienne maison du chapelain (actuel presbytère) avant sa transformation de 1828 (vue du nord-'est). Les dimensions de l’étable et de la maison du chapelain sont rigoureusement respectées ainsi que l’agencement de la baie du pignon « est ».

Essai de reconstitution de l’ancienne maison du chapelain (actuel presbytère) avant sa transformation de 1828 (vue du nord-'est). Les dimensions de l’étable et de la maison du chapelain sont rigoureusement respectées ainsi que l’agencement de la baie du pignon « est ».

Situation à son arrivée – « La maison n’était point habitable, il n’y avait que la cuisine et la chambre vis-à-vis, puis un petit cabinet de 6 à 7 pieds de large qui communiquait avec cette chambre, et c’était la place à coucher de M. le curé et une pareille place à côté de la cuisine qui servait de lavoir ; un grenier, il n’y avait qu’un trou qu’on avait préparé pour la servante ; je fus donc obligé de me loger 7 mois à mes frais, entretems, on a commencé à faire la maison comme on la voie aujourd’hui à savoir 4 places par terre et 4 en haut qui ne sont pas encore achevées ni les unes ni les autres et je ne sais quand elles le seront. Malgré qu’on avait travaillé trois fois différentes en mémoire d’homme à réparrer cette maison sans rien faire de bon, on a encore voulu une quatrième fois faire la même bêtise si je ne me serais opposé à toute force : on a voulu rehauser la maison en lui laissant son ancienne largeur, mais je disais qu’il fallait jetter la muraille du côté du cimetière bas, qui n’avèt que 8 pieds de hauteur, chose à laquelle on n’a acquiescé qu’avec beaucoup de peine. Un de mes successeurs ne pourrait dire ici : puisqu’on a fait tant, il aurait falu tout d’un coup l’élargir encore de 2 ou 3 pieds, observation que je leur ai faite, mais, selon eux, il aurait fallu trop de planches pour les planchés.

Dessus de la porte d’entrée du presbytère. Sur son linteau en pierre de taille, on peut lire le millésime 1828 gravé en saillie.

Dessus de la porte d’entrée du presbytère. Sur son linteau en pierre de taille, on peut lire le millésime 1828 gravé en saillie.

Ce fut Bovy de Hermanne qui fit la maison au profit de la commune, qui a coûté 1.000 florins des P.B. ou 2.116,40 F. Il a commencé au mois d’août 1828 et finit vers le 14 de 9bre même année. On deverait recommencer au mois de mars pour l’achever ; ce n’ait pas encore venu jusqu’à ce jour-ci, le 7 du mois de 7bre 1829. Quant au jardin, il n’y en a pas ; on avait loué un à mon prédécesseur qui fut vendu l’année passée, et selon toutes les apparences, ils ne s’inquiètent guère que le curé en aurait un. » (R.N. p. 202) « On a achevé le presbytère au mois de mai en 1830. » - Au maçon François Le Crinier pour ouvrages à la maison pastorale et à l’église, 1,50 F. (R.N. p. 205, 1832)

Le presbytère, état actuel..

Le presbytère, état actuel..

(NDLR – Suite aux travaux de 1828, le mur côté grand-route – la façade arrière – est resté en place ; le mur côté jardin – la façade principale – a été abattu et avancé par rapport à l’étable de 1,57 m. La hauteur des murs de l’ancien bâtiment n’étant que de 8 pieds (2,40 m), le bâtiment a été exhaussé à la hauteur actuelle. La cave était sans doute plus petite qu’à présent. Rien n’indique qu’il existait un corridor.)

Le presbytère avec, en avant-plan, l’allée principale conduisant à l’église Saint-Martin. A gauche, en avant, le petit bâtiment abritant les sanitaires, la chaudière et la réserve du local « Amitié Saint-Martin »

Le presbytère avec, en avant-plan, l’allée principale conduisant à l’église Saint-Martin. A gauche, en avant, le petit bâtiment abritant les sanitaires, la chaudière et la réserve du local « Amitié Saint-Martin ».

Le curé Kneip, arrivé en 1828, « après avoir patienté et resté dix ans sans jardin et sans avoir le presbytère couvert d’une manière convenable, étant couvert de tuiles d’une mauvaise qualité, il y pleuvait de partout », sollicita son changement auprès de l’Evêché et fut nommé le 6 octobre 1838 à Anlier, Canton d’Etale. Suite à une pétition des habitants adressée à l’Evêché, lesquels s’engageaient à fournir un jardin, à recouvrir et restaurer le presbytère, à faire une petite cour devant le presbytère fermée par un grillage, à lui faire une remise et un fournil, « chose qui manquèrent auparavant », le curé se décida finalement à rester, considérant le grand dévouement des habitants, l’avantage de ces améliorations pour les curés à venir, « mais non sans grandes peines » renonçait à la paroisse d’Anlier, « à deux petites lieues de mon endroit natale ». « Voilà comment le curé a eu un jardin, un fournil, hangard ou remise, le presbytère couvert, les plafonds restaurés. J’ai fait mettre à mon compte trois tapisseries, les couleurs sur les portes, des serrures, etc. La chambre en entrant à main droite a été planchée en 1839, par moi ; auparavant elle été en pierres. » Ch. Kneip, curé (R.D.F.1, à l’envers p. 1)

Ancienne grange de la maison du chapelain (actuel presbytère). Elle constitue la moitié du local « Amitié Saint-Martin ».

Ancienne grange de la maison du chapelain (actuel presbytère). Elle constitue la moitié du local « Amitié Saint-Martin ».

Le curé fermier (presbytère) – 20/11/1831 – Payé à Jacques Dumont pour les bacs des vaches + anneaux = 12,5 F. Idem à Antoine Bovy de Hermanne 13 escalins pour la barrière devant la maison et autres œuvres à l’écurie : 7,55 F. Idem pour extraits concernant les biens et venditions de la Haisse et de la petite ferme de Longueville, 10 F. (R.N. p. 102) – 7/12/1840 : Le curé est contrarié à cause de la suppression de l’ancien passage pour aborder le fenil pour remettre son fourrage, nourrir son bétail. Il a dû louer une grange dans le village pour pouvoir « renfermer la récolte ». (R.D.F. Kneip p. 51)

Le jardin du presbytère (verger et potager) et une partie du cimetière (côté ouest) vus du clocher de l’église (photo Claude Feuchaux, 1994).

Le jardin du presbytère (verger et potager) et une partie du cimetière (côté ouest) vus du clocher de l’église (photo Claude Feuchaux, 1994).

Jardin – « Fait faire un jardin devant le presbytère. » Coût : 330,65 F (R.D.F.1 p. 9, 1845) – Devis estimatif de l’architecte provincial : 233,90 F. C’est la Fabrique qui paie. (R.D.F.1 p. 60) – Idem R.D.F.1, p. 58, 15/1/1845 : Décision du C. de F. d’en faire un devant le presbytère dans la partie du cimetière « où on n’a jamais enterré », 15 m de large et 25 m de long. Il restera pour le cimetière 51 m de long et 42 m de large.

Curé D. Freson (1848-1880)

A l’arrivée du curé Fréson, le presbytère est délabré. « Le presbytère était couvert de chaume et il pleuvait sur tout le bâtiment. Les administrations communales et fabriciennes se sont entendues et l’ont fait couvrir en ardoises et y ont fait faire d’autres réparations à l’intérieur (il en faudrait encore). » (R.N. p. 266 ; Leodium, p. 14)

Emprises – Pour la construction de la route Tohogne à Manhay, emprise de 5 ca « à l’extrémité d’une parcelle de jardin et place reprise section C n° 51 du plan du cadastre, en n° 56 du plan terrien appartenant à la Fabrique, située derrière la maison presbytérale de Tohogne. » Somme offerte : « 25 F pour le terrain et 25 F pour la marville. » Cession à l’Etat Belge. Suite à l’avis du receveur de l’Enregistrement à Durbuy, le C. de F. est d’accord. (RDF2, 23/11/78, p. 3)

Curé Ferdinand Deldef (1880-1909)

A son arrivée, « le presbytère était en mauvais état ; il demandait des réparations immédiates. Le C. de Fabrique convient de suite qu’il n’avait pas à l’habiter dans cet état et qu’il devait être remis en ordre immédiatement. ». D’où travaux. Coût : 850 F. (L.M. Deldef p. 3) Le bourgmestre libéral de l’époque a critiqué auprès du commissaire d’arrondissement parce que les travaux ont été faits avant que la dépense ait été inscrite au budget. (Voir L.M. Deldef L.C.)

Le curé Deldef est arrivé le 1er octobre 1880. Il est à supposer que les travaux ont été faits avant son arrivée.

Allée principale pavée conduisant à l’église et sa barrière (1975). A gauche : le presbytère encore entouré de grillages ; à droite : accès au jardin du presbytère.

Allée principale pavée conduisant à l’église et sa barrière (1975). A gauche : le presbytère encore entouré de grillages ; à droite : accès au jardin du presbytère.

Comptes 1882 : 1) Treillis de fer au presbytère de Tohogne (10 m sur 1 m) et une barrière au milieu. Devis d’Honoré Théate, maréchal-ferrant à Tohogne du 3/4/1881 – 175 F (enlevés lors de la restauration de l’église le 21/9/1976). – 2) Réparations au presbytère, en régie, pour cause d’urgence.

Comptes 1888 : 1) Pavage : allée vers l’église + filets d’eau vers la porte (nord) du cimetière (0,70 m de large). La grande barrière vers la Place du Marché descendra au niveau du pavé, montée sur roulettes, avec plaque en fer pour faciliter le mouvement (= tournant). Enlevée en 1975-76. Quatre marches bien arrangées pour les entrées du jardin et du presbytère. – 2) Pavés pour le vestibule de la cuisine en granit noir 0,26 x 0,26. Devis appr. D.P. 21/4/1888. Adjudication : 14/5/1888.

Comptes 1891 : Un hangar pour le presbytère. Devis approuvé par la D.P. le 4/6/1891. Adjudication : 2/7/1891. 127,25 F. Adjudicataires : Célestin Tasia et Jean Lecrenier de Tohogne. Réception : 25/10/1891.

Cimetière (travaux) – 1895 - Le cimetière était dans un état fort peu convenable. Réparation par la commune des murs du cimetière, y compris ceux qui entourent le jardin du presbytère, en partie du moins. 3.000 F. Précédemment, le curé avait fait exhausser de 80 cm le mur qui sépare le jardin du cimetière. (L.M., p. 6) Ce fut deux ans plus tard que la Commune se décida à une nouvelle dépense et rétablit le grillage qui s’y trouve, supprimant en même temps une ancienne entrée qui se trouvait près de la vieille cure.

Curé Louis Rulmont (1909-1937)

Une parcelle du terrain, côté grand-route, cadastrée C n° 51 et 46a, d’une superficie de 16,525 m2 à 8 F le m, soit 182,20 F, à céder à l’Etat pour pouvoir clôturer le jardinet, en alignement avec le patronage nouvellement construit. (RDF2, 29 mars 1910)

Tohogne fête dignement le retour de ses déportés le 7 juillet 1917. Cette photo a été réalisée par Joseph Collin devant le Patronage.

Tohogne fête dignement le retour de ses déportés le 7 juillet 1917. Cette photo a été réalisée par Joseph Collin devant le Patronage.

Mai 1910 - Construction du Patronage – Le prix de la vente du terrain (140 F) a servi à poser et placer le grillage au-dessus du mur de clôture qui a été reconstruit par la Commune. Le curé Rulmont note qu’il a découvert que la Fabrique est propriétaire du presbytère, de l’église, du cimetière. Le Patronage a été payé en entier par le Baron de Favereau : 1.800 F. Il a été ouvert en septembre 1910. Le curé a posé la mitoyenneté du mur du pignon de la maison Palange. (Voir RDF2 L.M. p. 17)

Curé Robert Seron (1951-1980)

Le presbytère (façade arrière) et son local paroissial attenant.

Le presbytère (façade arrière) et son local paroissial attenant.

Restauration du Patronage - En 1971, le Patronage était dans un triste état. Un groupe de jeunes du village de Tohogne, à la recherche d’un endroit pour se réunir, se portèrent volontaires pour restaurer le local paroissial. M. l’Abbé Robert Seron, gestionnaire et responsable de la petite salle jouxtant le presbytère, donna son accord. Elle servait auparavant de bibliothèque publique (de 1922 à 1965) agréée (reconnue le 4/1/1924), de salle paroissiale et de remise pour objets du culte. Des jeunes – aidés par des adultes bénévoles et des professionnels – commencèrent la restauration du local avec entrain.

Le pignon ouest du presbytère est « éternisé » (1994 ?).


Le pignon ouest du presbytère est « éternisé » (1994 ?).

Il fallut arracher l’ancien plafond, en faire un nouveau plus robuste, remplacer portes et fenêtres, placer l’eau, le sanitaire, le chauffage au mazout, une nouvelle installation électrique, faire carreler, etc. Pour financer tout cela, ils entreprirent de multiples activités (bals, matches de football, etc.), bénéficièrent d’un subside communal et purent bien sûr compter sur les deniers paroissiaux. Le 15 août 1971 eut lieu l’ouverture officielle du Club des Jeunes. Il eut, certes, le statut de débit de boissons, mais s’occupa en priorité d’animations culturelles et récréatives locales. Début ’80, le mouvement des jeunes s’essouffla et finit par disparaître.

Le trottoir du presbytère est en cours de rénovation (mai 2007).

Le trottoir du presbytère est en cours de rénovation (mai 2007).

Durant ces trente dernières années, sous le ministère des abbés Seron, Feuchaux, Ducamp et Bombro, bien des travaux ont encore été entrepris au presbytère, dans ses dépendances, au Patronage (local à présent appelé « Amitié Saint-Martin ») et aux alentours immédiats. Paradoxalement, il est parfois plus malaisé de rassembler des renseignements relatifs à des aménagements récents que de trouver traces de ceux effectués il y a plusieurs siècles ! Dès que nous les découvrirons, ils seront immédiatement mis en ligne.

(1) Dans nos régions, la cure, fréquemment placée à côté du cimetière, sinon plus ou moins largement dedans, s’apparente étroitement à une exploitation rurale. Elle comprend toujours une grange, une ou des étables pour des vaches et le cheval est quelquefois cité, une bergerie à l’occasion, souvent une porcherie, parfois (et de plus en plus au XVIIIe siècle) un four ou un puits, mais rarement un colombier. Et toujours aussi, on trouve un jardin potager, hortus olitorius, plus ou moins vaste, quelquefois un verger sur pâture. Jamais les textes n’entrent dans le détail. (Bulletin « Le Vieux-Liège », n° 264, janv.-mars 1994, « La cure à travers les records et les visites de l’ancien diocèse de Liège » par Luc-Francis Génicot)

 











 

 

 

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EditRegion5 4/05/09